Voilà deux mois déjà que je boude les supermarchés au profit
des marchés et épiceries bio, qui constituent le pilier central (mais pas
unique) de ma transition alimentaire. Il est donc temps de tirer un premier
bilan, aussi bien pour mes habitudes, que pour mon portefeuille et ma petite
santé.
J’aurais aimé pouvoir vous dresser un portrait détaillé des
enseignes bio de Bruxelles, mais je n’ai pas eu le temps de les visiter toutes,
loin de là, et sans doute que la partie non-bruxelloise de mon lectorat ne s’en
plaindra pas. Et par ailleurs, si un guide exhaustif en intéresse certain.e.s, sachez qu’il existe, ou plutôt qu’il
est en cours de rédaction.
En ce qui me concerne, c’est surtout la proximité qui est
déterminante dans le choix des magasins que je fréquente. Logique : quand
on est sans voiture, les courses en gros, c’est fini ! Quant au caddie, je
n’ai pu me le procurer que tout récemment, et je ne l’ai pas encore inauguré.
Le premier de mes nouveaux lieux de perdition est le Färm à 500 mètres de chez moi, et son petit
frère à 100 mètres du travail. Avec un total de sept magasins à Bruxelles, la
coopérative Färm est d’ailleurs l’un des incontournables de la capitale en
matière de bio. Au rayon des avantages, le vaste choix de produits est le
premier qui vient à l’esprit. Au-delà des classiques fruits et légumes et des
produits secs en vrac, on trouve énormément de produits d’épicerie (fromages,
conserves, biscuits, thé, café), de nombreuses boissons dont un impressionnant
assortiment de bières belges, de la viande, des produits d’hygiène et d’entretien.
Parmi les initiatives sympathiques, je noterais le système de points de fidélité
et la possibilité de recevoir son ticket de caisse par mail (à ne pas conserver
107 ans dans sa boîte, ou ça pollue plus que la souche papier !) En revanche,
les prix sont parfois peu démocratiques, si bien que ce n’est pas le genre d’endroit
où l’on peut faire ses courses à l’aveuglette, sous peine d’avoir une mauvaise
surprise à la sortie ! Cela dit, je ne me plains pas : payer plus
pour de la bonne qualité, ça fait aussi partie de la transition écologique, et
jamais je n’ai eu l’impression de me faire estamper. Simplement, il faut garder
un œil sur les prix en faisant ses achats. Exemple de ticket de caisse en fin
de publication !
Autre source d’approvisionnement assez régulière, le Barn Biomarket d’Etterbeek. Ici, l’ambiance est
toute différente. Il s’agit d’un marché couvert où l’on ne trouvera que l’ essentiel.
L’argument principal est le rapport qualité-prix. Oubliez les étiquettes,
faites vos courses sereinement, et souriez au moment de payer l’addition. Les
fruits et légumes toujours ultra-frais donnent envie d’une débauche vegan, le
pain est à tomber en pamoison tellement il est bon, et le rayon vrac est
suffisant pour faire le bonheur de tous. On s’accommode donc bien du choix
limité de boissons et des quelques petits frigos modestement alignés dans un coin.
Cerise sur le gâteau : même en cas de coup de feu, comme ça arrive si
souvent le week-end, les caisses sont d’une rapidité impressionnante :
alors que vous vous voyiez partis pour une attente d’une demi-heure, vous êtes
dehors 10 minutes plus tard ! Bref, une adresse qui vaut le détour, c’est-à-dire
en ce qui me concerne, 40 minutes de marche aller-retour. Un de ces jours, il
faudra que j’y passe avec un sac à dos plus grand que les 30 litres habituels…
ou avec mon caddie. Pour info, un second marché a ouvert ses portes il y a peu
à Saint-Gilles, et le célèbre marché de la rue
des Tanneurs, dans les Marolles, est du même acabit.
Mais alors, vais-je pour autant renoncer définitivement aux
supermarchés, après ce
mois de février où je n’y ai pas mis les pieds ? Non, je suis retourné
récemment au Delhaize de mon quartier, à deux pas de chez moi. L’assortiment
bio y est plus que satisfaisant, et si c’est pour acheter des produits qui sont
de toute façon emballés et d’origine belge ou proche (pâtes fraîches, beurre,
fromage râpé, charcuterie de volaille), pourquoi éviter à toute force le
supermarché ? A ce sujet, d’ailleurs, si les grandes chaînes veulent
continuer à attirer des clients écoresponsables de plus en plus critiques, il
va falloir qu’elles s’adaptent. Delhaize a connu deux flops il y a peu, d’une
part avec sa campagne Lego,
d’autre part avec sa promotion
des fruits auprès des enfants. Des fruits tout sauf de saison… Une bonne
nouvelle, donc : le contrôle citoyen est de plus en plus courant, et les
réseaux sociaux, bien utilisés, jouent ici un rôle moteur.
Si l’on met cette pression citoyenne sur la grande distribution
en parallèle avec les 10
propositions d’Ecolo, dont le tout bio en 2030, on se dit que les supermarchés
ont intérêt à agir vite. Alors pourquoi pas, dans un premier temps, un espace
bio avec son propre check-out dans chaque supermarché ? Voilà qui
permettrait d’acheter des fruits et légumes bio PAS suremballés, alors qu’ils le
sont actuellement pour les différencier des non-bio. Et je ne sais pas vous,
mais moi le concombre tout serré dans son préservatif en plastique, il ne m’attire
pas tant que ça !
Avec tout ça, j’en oubliais l’essentiel : pourquoi le bio ?
C’est juste un effet de mode ? C’est un nouveau dogme ? Non, vraiment
pas ! Pour commencer, faites l’essai d’acheter et de cuisiner une
courgette bio et une « chimique », ou de cuire un œuf bio et un
autre, ou encore de vous faire une tartine au miel bio… ou pas, et vous m’en
direz des nouvelles ! Ensuite, les études se poursuivent pour déterminer l’influence
d’une alimentation bio sur la santé, mais même si les résultats actuels doivent
encore être affinés, il
semble bel et bien qu’il y ait un effet positif. De toute façon, ne fût-ce
que pour éviter cette merde de glyphosate, ça vaut bien la peine ! A
propos, si on terminait par une touche d’humour grinçant
pour rappeler tous les bienfaits de l’agriculture industrielle ?
A la semaine prochaine !
Un petit ticket de caisse de chez Färm :
Welcome to your färm!
Your Belgian cooperative, sustainable
healthy and tasty shop
----------------------------------------
Ticket 0000P00301000004026
Employ Hankar 001 Trans: 4032
Date: 09/03/19 17:07
----------------------------------------
Description Montant
----------------------------------------
CRACOTTE MULTI CEREA pcs 2,99 B
WIENERS 150G PILIFS pcs 3,45 B
CHIPS SEL MARIN 125G pcs 1,89 B
EMMENTAL RAPE 200G O pcs 2,99 B
CONCOMBRE PC pcs 1,35 B
PAPIER TOILETTE 3 CO 6 pcs 3,29 D
BIERE BIOLEGERE 250M pcs 0,99 D
->VIDANGE 0.10 € pcs 0,10 A
CRISPEANUTS PAPRIKA
0,154kg X 14,90/kg 2,29 B
GRAINES POTIRON VRAC
0,200kg X 18,00/kg 3,60 B
FROMENT BLC LEVURE 4 pcs 2,25 B
----------------------------------------
Total 25,19
Cards -25,19
Bancontact
----------------------------------------
Nombre d'articles 9,354
----------------------------------------
TVA% Mont.Net TVA Montant
B 6 19,63 1,18 20,81
D 21 3,54 0,74 4,28
A 0 0,10 0,00 0,10
----------------------------------------
Nom : franckx nicolas
----------------------------------------
Carte Membre S003MA00448
Membre S003MA00448
Points Emis: 250,9
Points Utilisés: 0
Solde Points: 4.532,4
----------------------------------------
We hope you enjoyed your visit
Thanks and have a NICE day :-)
Open from Monday to Saturday
9.30am to 7.30pm
Closed on Sunday
Chaussée de Wavre , 1080
1160 Auderghem
Your Belgian cooperative, sustainable
healthy and tasty shop
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Ticket 0000P00301000004026
Employ Hankar 001 Trans: 4032
Date: 09/03/19 17:07
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Description Montant
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CRACOTTE MULTI CEREA pcs 2,99 B
WIENERS 150G PILIFS pcs 3,45 B
CHIPS SEL MARIN 125G pcs 1,89 B
EMMENTAL RAPE 200G O pcs 2,99 B
CONCOMBRE PC pcs 1,35 B
PAPIER TOILETTE 3 CO 6 pcs 3,29 D
BIERE BIOLEGERE 250M pcs 0,99 D
->VIDANGE 0.10 € pcs 0,10 A
CRISPEANUTS PAPRIKA
0,154kg X 14,90/kg 2,29 B
GRAINES POTIRON VRAC
0,200kg X 18,00/kg 3,60 B
FROMENT BLC LEVURE 4 pcs 2,25 B
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Total 25,19
Cards -25,19
Bancontact
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Nombre d'articles 9,354
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TVA% Mont.Net TVA Montant
B 6 19,63 1,18 20,81
D 21 3,54 0,74 4,28
A 0 0,10 0,00 0,10
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Nom : franckx nicolas
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Carte Membre S003MA00448
Membre S003MA00448
Points Emis: 250,9
Points Utilisés: 0
Solde Points: 4.532,4
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We hope you enjoyed your visit
Thanks and have a NICE day :-)
Open from Monday to Saturday
9.30am to 7.30pm
Closed on Sunday
Chaussée de Wavre , 1080
1160 Auderghem
Croire aux préoccupations environnementales des supermarchés serait évidemment d'une grande naïveté, mais croire en leur sens du commerce oui. Et c'est par ce biais là qu'ils sont attentifs au discours ambiant et font évoluer leur pratique. Dans le "Leclerc" que je fréquentais avant de déménager, j'avais noté une nette augmentation des rayons de production locale ou régionale ainsi que du rayon bio. Dans la même logique, en cherchant un jour pour mes petits enfants un paquets de ces céréales du petit dej tant décriées, j'ai constaté que le rayon avait diminué de moitié !
RépondreSupprimerD'après quelques industriels de l'agro alimentaire qu'il m'arrive de croiser dans ma vie associative, Leclerc est un des plus durs en affaires dans la grande distribution mais pour faire des affaires justement, il faut savoir composer et je suppose (et j'espère) que les petits producteurs locaux qui placent leurs produits là y trouvent leur compte, ne serait ce que par la progression de leur production.
Après avoir déménagé, j'ai dû changer d'enseigne pour le réseau "U" que je fréquente beaucoup moins vu qu'il me faut faire 45km pour y aller. Ça nous oblige à grouper et programmer nos déplacements ce qui ne manque pas d'intérêt. D'après les mêmes industriels, leur centrale d'achat est nettement plus convenable vis à vis des producteurs, donc une grande enseigne (à peu près) responsable, ça existe, oui. Et ça se voit dans le magasin car les productions locales y sont beaucoup plus développées et variées. Et pour l'anecdote, les caissières sont en nombre suffisant et le passage est rapide.
Et je ne suis même pas sûre que les prix soient beaucoup plus élevés si on lisse tous les achats.
Je fais le reste de mes courses dans les épiceries des villages voisins ou chez des producteurs, mais évidemment on n'y trouve pas tout.
Bien amicalement.
Bonjour, fidèle lectrice !
RépondreSupprimerMes excuses les plus confuses, je n'ai pas d'alerte aux commentaires, et je n'avais pas vu ta réaction à la publication d'il y a deux semaines.
En effet, les enseignes de grande distribution ne sont pas mues par des objectifs philanthropiques. Une solution pour les faire changer peu à peu d'habitude est d'exprimer clairement des demandes de consommacteurs (j'aime ce néologisme). Mais une autre plus efficace encore serait que des coopératives locales respectueuses des producteurs et de l'environnement s'associent à grande échelle pour faire de la "grande distribution autrement". Ce qui revient à prendre le problème à l'envers : des individus bien intentionnés se lancent dans une activité commerciale... mais sans avoir le profit immédiat comme seul objectif. C'est toute l'idée derrière notre coopérative bancaire belge en devenir : NewB, idée qui est applicable à de nombreux secteurs de l'économie. Reste à trouver assez de bonnes âmes pour faire tourner tout ça...
A bientôt !
Nicolas