Cette semaine,
parlons de santé ! Et tant qu’à faire, ratissons large : santé physique,
mentale, émotionnelle, spirituelle…
C’est un peu par
hasard que je suis venu au reiki, une méthode de soin traditionnelle japonaise.
A l’époque, il y a un peu plus de deux ans, je cherchais une thérapie douce,
équilibrante, en complément à mes entrevues chez une nouvelle psy.
[Petit
aparté : si un jour vous avez le besoin ou l’envie de suivre un traitement
en psychologie, passez d’abord et avant tout par une séance d’orientation dans
un centre qui propose ce genre de service. Parce que « psy », ça ne
veut rien dire. C’est comme de parler de « linguiste » au sens le
plus large. Votre « linguiste », il est philologue, prof en lycée,
traducteur, interprète, terminologue ? Eh bien « psy », c’est
pareil, donc faites-vous aider, ne choisissez pas à l’aveuglette. Fin de l’aparté !]
Mais revenons au
reiki, et avant d’aller plus loin, je sais, il peut sembler étonnant de parler
de reiki dans un blog consacré à une transition écologique ! J’en vois
d’ici penser que je ne sais plus quoi inventer et que je vire hippie et bobo
chaque semaine un peu plus ! Mais gageons que même ceux-là auront la
patience de me lire cette semaine…
Ainsi donc, le
reiki est une méthode de soin énergétique qui fonctionne selon une approche
globale. Il ne faut pas de don particulier pour pratiquer le reiki, et il ne
faut pas enquiller les années d’étude. En plus d’un minimum de formation, il
est « simplement » nécessaire d’être présent à soi-même et réceptif
aux autres, d’être dans l’attention à ce qui se passe et dans l’intention de bien
faire, voire de faire le bien.
D’ailleurs, le
reiki, vous le connaissez déjà sans le savoir. Si vous serrez dans vos bras un
enfant grippé, au risque de tomber malade vous aussi, ce n’est pas juste par
affection, par compassion. C’est parce que vous sentez qu’il a besoin de votre
énergie. Ou plutôt de celle existante que vous canalisez pour lui. Même chose
pour les bisous et caresses magiques de papa et maman après les chutes à vélo.
Et vous avez toutes et tous certainement un(e) ami(e), un(e) collègue, un(e)
cousin(e) qui n’a pas son pareil pour vous réconforter quand vous avez un coup
de mou. Il suffit qu’il / elle vous pose la main sur l’épaule et vous parle
deux minutes, et vous vous sentez déjà tellement mieux…
La pratique du
reiki permet de conscientiser ces gestes instinctifs et de les rendre plus
puissants. Et quand je dis « reiki », j’entends par là en fait une
des variantes des médecines énergétiques dite alternatives… y compris celles pratiquées par les
« rebouteux » dans les villages des quatre coins d’Europe. En quoi
cela peut-il intéresser l’écolo transitionnaire collapsonaute que je
suis ? Parce qu’on est là à l’exact opposé de la médecine allopathique
occidentale qui repose essentiellement sur une technicité toujours plus grande,
qui ne se contente pas de séparer corps et esprit, mais dissèque le patient en
quartiers de viande précis, et ne s’intéresse d’ailleurs pas au patient en tant
que tel, mais à sa pathologie.
Donc oui, en un
peu plus de deux ans, j’ai pu constater qu’il est possible de soigner sans nécessairement
poser un diagnostic millimétré, sans passer par une intervention invasive, sans
sortir tout un arsenal chimique. Et attention, j’ai bien dit
« soigner », par « guérir ». Car le thérapeute reiki est
prudent et modeste, il choisira volontiers le verbe imperfectif (processus,
durée, intention) sur le perfectif (aboutissement, résultat). Ne me faites donc
pas dire ce que je n’ai pas dit : si vous vous êtes cassé le bras, ça
reste une bonne idée de faire poser un plâtre ou une attelle. Mais ensuite, ou
parallèlement, les soins énergétiques ne peuvent que vous faire du bien, par
exemple pour atténuer la douleur, retrouver de la mobilité, faciliter la
recalcification.
Comment
fonctionne ce soin énergétique ? La procédure est simple, puisqu’il s’agit
d’une technique d’imposition des mains, technique qui peut d’ailleurs très bien
fonctionner au travers d’une couverture ou avec les mains placées quelques
centimètres au-dessus du corps. Le flux énergétique qui passe du praticien au
patient n’est pas juste une vue de l’esprit : tous les êtres vivants
dégagent un champ électrique.
Pour dissiper
encore quelques craintes, ne vous imaginez pas me retrouver en toge blanche et
en sandales la prochaine fois qu’on se croise. Le reiki n’est pas une religion,
même s’il comporte une dimension spirituelle. Et ne croyez pas non plus que je
verse une partie de mon salaire au grand maître de l’ordre… en fait ,si je
disparaissais du jour au lendemain, ma thérapeute et prof l’accepterait sans
doute avec un sourire intérieur et me souhaiterait bon vent, sans plus.
Cette initiation
au reiki niveau 1 ne fait pas non plus de moi un grand chevalier jedi. Je ne
canalise encore que peu la Force, et le petit padawan que je suis n’a le droit
que de pratiquer l’auto-soin et le soin non-rémunéré sur des personnes
demandeuses. Par ailleurs, il va de soi qu’il ne s’agit là que de l’une des
facettes d’une démarche plus générale qui vise à se responsabiliser et
s’autonomiser dans le domaine de la santé. Manger sainement, faire du sport,
préférer l’homéopathie autant que faire se peut, être à l’écoute de son corps…
voilà de quoi éviter de voir trop souvent son médecin de famille... même s’il
est bien sympa !
Bref, je me
réapproprie ma santé, et je vous invite à faire de même ! Après tout, mens sana in corpore sano, ça ne voulait
pas dire un esprit sien dans un
corps sien ?
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