Ante-scriptum : une fois n’est pas coutume, cette publication a été écrite et dictée sur mon téléphone. J’ajouterai les hyperliens plus tard.
J’ai un aveu à faire : ce n’est pas tous les jours facile, une transition alimentaire ! Par exemple, mon vœu pieux de perdre quelques kilos est jusqu’ici resté lettre morte. Mes théories sur le sujet varient. Le plus simple serait bien entendu de dire que j’aime manger. Et ça peut suffire en soi. Au-delà de ça, comme j’ai très largement renoncé à l’alimentation industrielle, je me demande si je ne suis pas en manque d’additifs chimiques. Je pourrais aussi être en manque de viande: j’ai arrêté de manger du bœuf et du porc non pas par dégoût mais par conviction philosophique. Bref, il peut y avoir une insatisfaction, que je compense en mangeant trop. Mais je ne désespère pas : il est normal de perdre son équilibre un moment quand on change ses habitudes, et il faut être patient avant de retrouver ses marques.
Heureusement, tout n’est pas négatif, loin de là ! J’ai ainsi pu diversifier mes sources d’approvisionnement, et ça fait du bien d’arrêter de fréquenter presque uniquement les supermarchés. Voici donc un petit tour d’horizon, pour donner des idées à mes quelques lecteurs.
Premièrement, j’ai « tout bêtement » redécouvert mon petit marché local. Il se tient tous les mardis après-midis et se poursuit jusqu’à 20 heures. Le maraîcher est bio, la fromagère est sympa (et généreuse en fin de journée !) et l’échoppe du traiteur italien est alléchante ! Et puis, délicieux anachronisme , il y a un rémouleur, à qui je ne manquerai pas d’amener prochainement mes couteaux et mes paires de ciseaux. Enfin, fréquenter le marché, ça permet de replonger dans des temps pas si reculés où il y avait une vraie vie sociale de quartier même dans les grandes villes.
Autre bon plan local : l’appli “too good to go”. Le principe est simple : des commerçants s’inscrivent sur la plateforme en ligne pour y mettre en vente, en fin de journée, des produits alimentaires invendus. Les prix sont forcément très raisonnables, et l’idée est principalement d’éviter des pertes sèches. Évidemment, cela ne peut pas être une source d’approvisionnement régulière, À moins de passer son temps à courir la ville… Mais comme appoint opportuniste, c’est sympathique, d’autant plus qu’on ne sait jamais exactement ce qu’on mangera. J’ai aussi récemment goûté d’excellents petits plats de chez Exki, attrapés au vol des jours où je rentrais chez moi à pied et où j’avais jeté un œil sur l’appli avant de me mettre en route. Évidemment, il faut être sûr de pouvoir consommer tout de suite, car si le produit est démarqué, c’est en général qu’il va périmer le lendemain.
Troisième plan transitionnaire pour faire ses courses : la commande en ligne. Et non, je ne parle pas de passer commande dans un supermarché, quoique je n’exclue pas d’y revenir un jour pour certaines choses. Ça peut être pratique quand on n’a pas de voiture... Non, moi je passe commande au bout du monde. Mais pas pour que mes produits m’arrivent sur un gros porte-conteneurs bien polluant. L’entreprise extraordinaire qui me permet de continuer à consommer des produits exotiques en ayant la conscience tranquille s’appelle Towt. Opérée par une petite équipe d’enthousiastes, une flotte de quelques voiliers sillonne l’Atlantique entre le Golfe du Mexique d’une part (Yucatan, Saint-Domingue, Floride) et la France et l’Angleterre d’autre part. Dans les cales dans le sens est-ouest, on trouve principalement du vin et du cognac français, et de la bière anglaise. Au retour, c’est du café, du thé, du chocolat et du rhum que transportent les bateaux. Les prix sont raisonnables malgré les volumes modestes. J’ai pour ma part déjà commandé du café et du chocolat, qui m’ont donné entière satisfaction ! Prochainement, je me mets au rhum... en clin d’oeil au capitaine Haddock ! Hélas, pas question vu les 3 semaines de traversée de commercialiser des bananes ou autres fruits exotiques. Mais cultiver des bananiers sous serres en Europe est tout à fait possible aussi !
Dans un prochain épisode, nous parlerons encore alimentation, avec le pain fait maison, un de mes nouveaux violons d’Ingres.
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