Avouez, vous
aussi vous avez parfois soif de nouveauté, d’aventure… Surtout avec le retour
des beaux jours, la sève qui monte, ça donne envie de « changer d’air »
comme on dit pudiquement. Eh bien moi, c’est fait, j’ai craqué pour une belle
citadine aux formes élégantes, charmeuse dans sa robe rouge et blanche, sexy
avec ses grands yeux clairs. Et ça tombe bien : ses services sont à louer,
il n’y a qu’à s’inscrire ! Car oui, dans ce pays, c’est légal, et même de
plus en plus pratiqué !
Bref, vous l’aurez
compris, je suis devenu depuis quelques semaines membre du plus grand club d’échangistes
et d’escort car de Belgique :
Cambio. Les petites Citroën C3 que j’ai eu l’occasion de louer sont parfaites
pour la ville. Un coffre juste assez grand pour faire les courses de la semaine,
un moteur trois cylindres 1200 cc rugueux en bas et punchy en haut, une
finition agréable, des commandes intuitives. Bref une petite bagnole sympa à
mettre entre les mains de Monsieur Tout-le-Monde.
Bien bien, me direz-vous,
mais comment en devient-on membre, de ce club de débauchés ? Il faut
d’abord montrer patte blanche en suivant une formation en
ligne et en passant un examen, pour prouver que l’on a bien compris comment
fonctionne le système. Ensuite, les autres démarches administratives peuvent s’effectuer
par mail (envoi d’un scan du permis de conduire, de la carte d’identité, etc.) Avant
de prendre le volant, un dernier passage obligatoire : la caution, variable
en fonction du
type d’abonnement que l’on choisit. Pour ma part, j’ai opté pour l’abonnement
bonus et la caution à 500 euros, capital qui me sera rendu si je résilie mon
abonnement avant que Cambio ou moi-même ne disparaissions. Une fois toutes ces
démarches accomplies (un total de 2h sans doute, en comptant large), vous recevez
une carte, ou votre carte de transport en commun (Mobib) est activée à
distance. Et hop, en voiture Simone !
En pratique, on n’ouvre
pas une Cambio sans l’avoir réservée, des semaines à l’avance si vous êtes
prudent(e), ou jusqu’à une demi-heure avant si vous êtes plutôt du genre à improviser.
Vous déverrouillez la voiture en plaçant votre carte devant un lecteur. La clé
est dans la boîte à gants, insérée dans un petit ordinateur de bord. Avant de l’enlever,
et de mettre le contact, il faut confirmer qu’il n’y a pas de nouveaux dégâts
apparents sur la voiture (ceux déjà connus sont signalés par un petit
autocollant « smiley triste »).
Je vous passe le restant
des détails techniques (tout est dans la vidéo en ligne mentionnée plus haut),
mais sachez que les voitures sont propres, agréables, en excellent état
technique. Il m’est déjà arrivé de faire le plein (carte essence dans la
voiture), de signaler un dégât de carrosserie, de réserver à la dernière minute…
tout ça sans que ça ne pose aucune difficulté. Le « mode d’emploi »
est simple.
Mais pourquoi
Cambio, au fond ? Il y a d’autres sociétés à Bruxelles qui offrent le même
genre de services… En ce qui me concerne, c’est la présence de trois stations
dans un rayon de moins d’un kilomètre autour de chez moi qui m’a décidé. Et
puis, sans faire de grande étude
de marché, l’offre de la concurrence me semblait moins correspondre à mes besoins.
Cela dit, si vous êtes jeune et flexible, un système qui permet la location de
dernière minute et les trajets uniques (pas de retour à une borne) sera sans
doute plus approprié. C’est le cas de Drive
Now, par exemple. Autre exemple : si vous avez un groupe d’amis avec
qui vous faites du partage automobile « en circuit fermé », Cozycar peut être une bonne solution. Et
puis rien n’empêche de manger à plusieurs râteliers. Ubeeqo
a des tarifs avantageux, ne demande pas de frais d’inscription, et il y a aussi
une station derrière le coin de ma rue. Un jour peut-être, je testerai aussi.
Et combien ça coûte,
tout ça, mon bon monsieur ? Si je retire les frais d’activation de 35
euros (frais uniques, donc) de ma facture du mois de janvier, j’en ai pour un
total de 83 euros pour avoir parcouru environ 150 km et avoir disposé des
voitures de location 21h (elles sont souvent garées entre deux trajets, donc).
En gros, avaler des kilomètres coûte plus cher que de faire des petits trajets
urbains. C’est d’ailleurs assez bien reflété par la carte
des stations Cambio, qui atteste que le phénomène est surtout Bruxellois et
flamand, même s’il y a aussi des stations en Wallonie. Au sud du sillon Sambre
et Meuse, par contre, c’est la misère : 2 stations à Verviers, 2 à Ciney,
et 2 Arlon, et c’est tout !
Pour me rendre au
Luxembourg avec ma chère et tendre le week-end dernier, j’ai donc préféré une
location classique, qui revenait même moins cher que de prendre le train jusqu’à
Arlon et de louer une Cambio sur place. Encore et toujours adapter la posture…
Je suis « Cambiste » depuis que je n’ai plus de voiture (plusieurs années donc) et je n’ai pas le moindre regret.
RépondreSupprimerJ’ai une station à 5 minutes de chez moi, et très rarement j’ai dû aller ‘plus loin’ (7 minutes).
Les voitures sont en effet impeccables et récentes. Moi qui avais un vieux Diesel...
Cela m’arrive aussi d’utiliser une Cambio au départ de Verviers, pour aller me balader dans les Fagnes: 1 heure et quart de train, 20 minutes de route et je suis à pied d’oeuvre.
Car le Tec, en semaine, bof bof!
En un mot: impeccable!