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samedi 23 février 2019

Club échangiste…


Avouez, vous aussi vous avez parfois soif de nouveauté, d’aventure… Surtout avec le retour des beaux jours, la sève qui monte, ça donne envie de « changer d’air » comme on dit pudiquement. Eh bien moi, c’est fait, j’ai craqué pour une belle citadine aux formes élégantes, charmeuse dans sa robe rouge et blanche, sexy avec ses grands yeux clairs. Et ça tombe bien : ses services sont à louer, il n’y a qu’à s’inscrire ! Car oui, dans ce pays, c’est légal, et même de plus en plus pratiqué !

Bref, vous l’aurez compris, je suis devenu depuis quelques semaines membre du plus grand club d’échangistes et d’escort car de Belgique : Cambio. Les petites Citroën C3 que j’ai eu l’occasion de louer sont parfaites pour la ville. Un coffre juste assez grand pour faire les courses de la semaine, un moteur trois cylindres 1200 cc rugueux en bas et punchy en haut, une finition agréable, des commandes intuitives. Bref une petite bagnole sympa à mettre entre les mains de Monsieur Tout-le-Monde.

Bien bien, me direz-vous, mais comment en devient-on membre, de ce club de débauchés ? Il faut d’abord montrer patte blanche en suivant une formation en ligne et en passant un examen, pour prouver que l’on a bien compris comment fonctionne le système. Ensuite, les autres démarches administratives peuvent s’effectuer par mail (envoi d’un scan du permis de conduire, de la carte d’identité, etc.) Avant de prendre le volant, un dernier passage obligatoire : la caution, variable en fonction du type d’abonnement que l’on choisit. Pour ma part, j’ai opté pour l’abonnement bonus et la caution à 500 euros, capital qui me sera rendu si je résilie mon abonnement avant que Cambio ou moi-même ne disparaissions. Une fois toutes ces démarches accomplies (un total de 2h sans doute, en comptant large), vous recevez une carte, ou votre carte de transport en commun (Mobib) est activée à distance. Et hop, en voiture Simone !

En pratique, on n’ouvre pas une Cambio sans l’avoir réservée, des semaines à l’avance si vous êtes prudent(e), ou jusqu’à une demi-heure avant si vous êtes plutôt du genre à improviser. Vous déverrouillez la voiture en plaçant votre carte devant un lecteur. La clé est dans la boîte à gants, insérée dans un petit ordinateur de bord. Avant de l’enlever, et de mettre le contact, il faut confirmer qu’il n’y a pas de nouveaux dégâts apparents sur la voiture (ceux déjà connus sont signalés par un petit autocollant « smiley triste »).

Je vous passe le restant des détails techniques (tout est dans la vidéo en ligne mentionnée plus haut), mais sachez que les voitures sont propres, agréables, en excellent état technique. Il m’est déjà arrivé de faire le plein (carte essence dans la voiture), de signaler un dégât de carrosserie, de réserver à la dernière minute… tout ça sans que ça ne pose aucune difficulté. Le « mode d’emploi » est simple.

Mais pourquoi Cambio, au fond ? Il y a d’autres sociétés à Bruxelles qui offrent le même genre de services… En ce qui me concerne, c’est la présence de trois stations dans un rayon de moins d’un kilomètre autour de chez moi qui m’a décidé. Et puis, sans faire de grande étude de marché, l’offre de la concurrence me semblait moins correspondre à mes besoins. Cela dit, si vous êtes jeune et flexible, un système qui permet la location de dernière minute et les trajets uniques (pas de retour à une borne) sera sans doute plus approprié. C’est le cas de Drive Now, par exemple. Autre exemple : si vous avez un groupe d’amis avec qui vous faites du partage automobile « en circuit fermé », Cozycar peut être une bonne solution. Et puis rien n’empêche de manger à plusieurs râteliers. Ubeeqo a des tarifs avantageux, ne demande pas de frais d’inscription, et il y a aussi une station derrière le coin de ma rue. Un jour peut-être, je testerai aussi.

Et combien ça coûte, tout ça, mon bon monsieur ? Si je retire les frais d’activation de 35 euros (frais uniques, donc) de ma facture du mois de janvier, j’en ai pour un total de 83 euros pour avoir parcouru environ 150 km et avoir disposé des voitures de location 21h (elles sont souvent garées entre deux trajets, donc). En gros, avaler des kilomètres coûte plus cher que de faire des petits trajets urbains. C’est d’ailleurs assez bien reflété par la carte des stations Cambio, qui atteste que le phénomène est surtout Bruxellois et flamand, même s’il y a aussi des stations en Wallonie. Au sud du sillon Sambre et Meuse, par contre, c’est la misère : 2 stations à Verviers, 2 à Ciney, et 2 Arlon, et c’est tout !

Pour me rendre au Luxembourg avec ma chère et tendre le week-end dernier, j’ai donc préféré une location classique, qui revenait même moins cher que de prendre le train jusqu’à Arlon et de louer une Cambio sur place. Encore et toujours adapter la posture…



1 commentaire:

  1. Je suis « Cambiste » depuis que je n’ai plus de voiture (plusieurs années donc) et je n’ai pas le moindre regret.
    J’ai une station à 5 minutes de chez moi, et très rarement j’ai dû aller ‘plus loin’ (7 minutes).
    Les voitures sont en effet impeccables et récentes. Moi qui avais un vieux Diesel...

    Cela m’arrive aussi d’utiliser une Cambio au départ de Verviers, pour aller me balader dans les Fagnes: 1 heure et quart de train, 20 minutes de route et je suis à pied d’oeuvre.
    Car le Tec, en semaine, bof bof!
    En un mot: impeccable!

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