Bonjour tout le
monde !
Comme annoncé en
avant-première dans ma publication de la semaine dernière, j’ai vendu ma
voiture ! Enfin, plus exactement, j’ai remboursé ma dette roulante… mais sans
douleur : je n’ai pas perdu d’argent dans l’opération.
Au départ, la
démarche n’était d’ailleurs pas « militante », mais dictée par rien d’autre
que du bon sens. J’ai déménagé au début de l’été dernier pour m’installer à 500
mètres de l’école des enfants, fatigué que j’étais d’être navetteur
intra-bruxellois. Deux fois 10 km par jour dans les embouteillages de la pleine
heure de pointe, même quand ce n’est qu’à mi-temps, ça a de quoi user les nerfs,
surtout pour un motard de cœur et d’esprit. Il fallait donc absolument
récupérer un peu de sérénité, de sommeil, bref, de qualité de vie, même au prix
d’un déménagement.
S’est ensuite
posée naturellement la question : quid de la voiture ? Achetée neuve
et à crédit à l’automne 2016 pour avoir un véhicule fiable et agréable, la
Mitsubishi Lancer n’allait plus me servir en moyenne que deux fois par semaine,
et, hors vacances, n’allait rouler que 300 km par mois, voire moins. Or, j’ai
autour de mon nouveau chez-moi une station de métro (ligne 5), un arrêt de bus
(34, direct vers le haut du centre-ville), et trois stations Cambio. Parallèlement,
il y a toujours la moto, le vélo… et prochainement le caddie de mémé pour faire
les courses !
Bref, pourquoi garder
la voiture, même si je pouvais financièrement me le permettre ? Oui, c’est
toujours pratique de l’avoir à disposition, de pouvoir improviser, mais quand
on la garde, on reste aussi dans ses schémas mentaux, persuadé que tout est
pénible sans, qu’il n’y a pas d’alternative. Début novembre, la petite annonce
était placée, et avant les vacances de Noël, un concessionnaire Mitsubishi flamand
m’en donnait suffisamment pour je ne perde ni ma culotte ni mon amour-propre.
J’avoue, il y a
eu comme un sentiment de vague angoisse nauséeuse. Un peu de tristesse aussi. Même
pour mes véhicules, je ne procède pas par achat-passion, mais quand j’ai fait
mon choix, je sais pourquoi, je ne suis en général pas déçu, et je m’attache vite.
Ce que la psychologie humaine est étrange…
Après, une fois
passée la période de sevrage (oui, la bagnole est une drogue, le pétrole aussi,
plus généralement, on y reviendra), on reprend ses esprits et certaines
évidences éclatent au grand jour. Évidences que je vais immédiatement partager
avec vous, comme vous vous en serez douté !
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Une
voiture, c’est un gouffre à pognon, tout le monde sait ça, mais c’est au moment
où l’on s’en sépare qu’on en prend le plus conscience. Entre le remboursement
du prêt, l’assurance, la taxe de circulation et les entretiens, je récupère 400
euros par mois. Avant d’avoir mis de l’essence dedans, donc… Ou de l’avoir
lavée, ou d’avoir payé la moindre amende ou le moindre ticket de parking. De
ces 400 euros, je compte en utiliser une centaine pour rouler en Cambio ou en
voiture de location pendant les vacances. Le reste servira essentiellement à
financer mon projet de transition. Oui, acheter durable, ça peut coûter plus
cher, mais voilà le budget pour !
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Une
fois qu’on prend du recul, on se demande qui a vraiment besoin d’une voiture personnelle.
Celle qui est à vous, pas au ménage ou à la famille, ou mutualisée dans un
groupe d’amis. Celle qui vous emmène partout de porte à porte, pas jusqu’à la
gare ou à l’arrêt de transport en commun. Ou dit autrement, c’est quoi ce
délire consumériste de vouloir chacun disposer d’un engin hypertechnologique d’une
tonne ou plus pour ne l’utiliser que 10% du temps ? Au mieux… Il n’y avait
pas moyen de faire un peu de rationalisation pour éviter ça ?
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Si
bien sûr, il y avait moyen, mais la voiture est l’un des symboles du
capitalisme triomphant. Notre voiture c’est « notre liberté », notre
individualisme, notre personnalité, notre statut social, et plus encore. Il n’y
a qu’à voir les pubs flamboyantes en cette période de Salon de l’Auto. Tout est
basé sur l’irrationnel. On est au même niveau que le « parce que je le
vaux bien » de l’Oréal. La voiture est l’objet qui fera pâlir d’envie vos
voisins et vos collègues, c’est l’aspirateur à gonzesses ou l’extension de
votre élégance féminine. Car oui, pour vendre plus, les voitures sont
maintenant de plus en plus « genrées », comme les jouets des mômes.
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Symbole
du capitalisme triomphant, mais pas seulement symbole. La voiture est sans
doute l’objet qui a le plus changé la face du monde moderne depuis son
invention. Faites l’essai, mentalement, enlevez du paysage des pays « développés »
les autoroutes, routes, grands axes urbains, stations-services, parkings,
garages… Supprimez de l’économie les ingénieurs en automobile, les designers,
les p… de marketteux à deux balles qui nous font croire que chaque bagnole est
tellement meilleure que la précédente ou que ses concurrentes… Continuez avec
les ouvriers des chaînes d’assemblage, les vendeurs, les mécaniciens, les
pompistes, la police de la route, les services d’urgence spécialisés en accidents
de la route, les assureurs… J’en oublie, et c’est à donner le tournis. Rien de
comparable si on supprime mentalement de notre vie les chemins de fer ou l’aéronautique.
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En
plus de transformer nos vies et nos paysages, la voiture a aussi fait ressortir
chez certains d’entre nous (dont je suis, ou j’étais) les aspects les moins
reluisants. Même les plus civilisés peuvent se transformer en monstres au volant.
La circulation (urbaine), c’est le règne du « pousse-toi d’là que j’m’y
mette », du « dégage, t’es dans mon ch’min ». Quels risques,
parfois, pour gagner quelques minutes… Quelle agressivité ambiante ! En
voiture, j’ai été raciste et misogyne alors que je ne le suis jamais quand je
ne suis pas au volant. Pas fier, le petit Nicolas…
Alors, c’est juré,
fini pour toujours, tout ça ? Qui sait ? Le pic de pétrole conventionnel
a été atteint en 2006, et il devient de moins en moins rentable d’aller
chercher du pétrole de schiste, de sable bitumineux, de gisements en haute mer.
Si ça se trouve, j’ai vendu ma dernière bagnole ! Et si ce n’est pas le
cas, je souhaite partager la suivante avec un maximum de conducteurs/trices.
Une Cambio familiale ou amicale, en fait ! Et oui, j’aurai encore un fond
de « rêve de bagnole ». Un Subaru Forester, vous n’imaginez pas à
quel point c’est robuste, polyvalent, et mécaniquement abouti ! Mais même
si je gagne au Lotto demain, je n’en garerai pas un devant ma porte pour ne l’utiliser
que « le mardi et en mai », comme disent les Tchèques !
Suites aux
prochains épisodes, car je compte bien vous raconter ma vie de piéton/cycliste,
de « Cambiste », et d’usager de la STIB ! Et puis dans la droite
ligne de la semaine dernière, je me demande si je « compenserais » un
jour mes émissions de carbone d’automobiliste et de motard…
Allez, encore
quelques liens « pour la route » (c’est bien le cas de le dire…)
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Louis
CK avoue à quel point il est un autre homme au volant : https://www.youtube.com/watch?v=x8062QEFk5g
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Un
exemple de pub qui pourrait bien faire éclater de rire les historiens du futur :
https://www.youtube.com/watch?v=7sWPHKU1XZU
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Une critique
sociale de la voiture parue… en 1973 déjà ! : http://carfree.fr/index.php/2008/02/02/lideologie-sociale-de-la-bagnole-1973/
Mon ami,
RépondreSupprimerJuste une source de réflexion. Et peut-être de nuance. Lorsque tu écris : « une fois qu’on prend du recul, on se demande qui a vraiment besoin d’une voiture personnelle », je crains que tu ne limites ta vision.
En effet, si ta nouvelle donne peut fonctionner dans l'univers urbain, elle est inopérante en milieu rural ou semi-rural, tel celui où j'habite.
Si je n'avais pas de « voiture personnelle », je mettrai, en transports en commun, 2h à 2h30 aller et autant au retour pour aller bosser ! Ingérable ! J'ai testé à une époque et me suis très vite lassé, quand, avec un véhicule à moteur, je mets de 40 à 50 minutes (moto) ou de 1h15 à 1h30 (voiture). Incomparable !
Ajoutons à cela le fait qu'avec des applis de type Waze, on sait en temps réel quel raccourci prendre et ainsi, ne plus subir (presque) aucun embouteillage et polluer moins - et de surcroît, sans nuire à d'éventuels riverains, n'en déplaise aux détracteurs de ce système. En tout cas, sur un Mons-Bruxelles et retour, ça fonctionne.
Et par-dessus tout, en dehors des grandes villes, je ne vois guère de Cambio ou autres solutions de transports partagés se mettre en place.
Si on veut encore ajouter une couche, le taxi coûte très cher vu les distances à parcourir par ici et Uber n'existe pas dans nos contrées (j'ai testé aussi).
En revanche, j’ai déjà testé et pratiqué avec succès le covoiturage et compte le développer. À cet égard, ce serait d’ailleurs mieux si nos employeurs favorisaient davantage ce genre d’initiatives, exactement comme celle de venir au travail à vélo (quand j’en ai parlé avec certains responsables en matière de mobilité de notre patron à tous les deux, on m’a regardé à l’époque avec de grands yeux ronds…). Et si nos responsables politiques décidaient de dégager des voies de circulation pour les personnes qui pratiquent effectivement le covoiturage.
Et en revanche bis, n’oublions pas que les habitants de la campagne, s’ils ne peuvent se passer de « voiture personnelle » pour simplement aller bosser ou faire leurs courses, compensent – discrètement, mais sûrement, et depuis longtemps, en plus ! - une certaine partie de leurs émissions carbone par des actions au quotidien, auxquelles les citadins n’ont pas nécessairement accès, ni parfois n’imaginent, du reste.
Je pense que je ne dois pas être le seul à produire mon propre compost – en circuit court : déchets verts du jardin et déchets végétaux de la cuisine, véhiculés en brouette non polluante jusqu’au fond du terrain –, à cultiver mes propres légumes la saison venue grâce audit compost maison, à arroser les plantations avec l’eau de lavage desdits légumes et l’eau du ciel (merci Nico, pour le récupérateur ;)), à recueillir mes propres graines pour la saison suivante, à brûler dans ma cheminée, pour faire des économies de combustible fossile, du bois résultant de l’entretien raisonné de mes arbres (donc, circuit court de type « brouette zéro émission » aussi), à replanter ou transplanter des feuillus, en ce compris des chênes pour les générations futures, à la place des trop nombreux résineux qui acidifient le sol, et, last but not least, à fabriquer ma propre lessive écologique à partir des cendres du même bois, qui est ainsi recyclé jusqu’au bout.
Petite digression : on me rétorquera bien sûr que brûler du bois dans une cheminée, c’est maaaal parce que ça dégage du CO2, mais qui sait qu’une bûche qui se décompose dans une forêt dégage exactement la même quantité de ce gaz que lorsqu’elle brûle ? Sans compter que si on optimise son insert, par exemple avec un récupérateur de chaleur, on améliore son bilan carbone.
[à suivre]
[suite et fin]
RépondreSupprimerÀ part ça, j’ai décidé aussi de ne plus, dans la mesure du possible, acheter de meubles ou d’objets de déco neufs, mais de restaurer de l’ancien. Il y en a suffisamment sur le marché, à vil prix et à fort potentiel, pour déconsommer et « durabiliser » sa démarche. Au-delà de l’huile de coude, il faut un atelier et qui dit atelier dit espace, disponible plus facilement à la campagne qu’en ville. Et, du coup, pas de bol, il faut tout de même une voiture, voire une remorque, pour aller s’approvisionner en matière première et acheter matériel et matériaux.
Donc, en clair, « une fois qu’on prend du recul, on se demande qui a vraiment besoin d’une voiture personnelle » reste une affirmation uniquement valable dans les grandes villes, car tout y est prévu pour s’en passer si on le souhaite – pour autant qu’on n’y soit pas décentré ! C’est donc une vérité tronquée, parce que géographiquement très limitée. Inversement, ceux qui « ont vraiment besoin d’une voiture personnelle » ne sont pas que des pollueurs patentés : s’ils vivent à la campagne, c’est souvent par choix de qualité de vie, par volonté de contact avec la nature et aussi, pour certains d’entre eux (de plus en plus nombreux), par envie de pouvoir poser des gestes concrets pour la planète, au quotidien. « Il faut cultiver notre jardin. »
Vincent
Mon ami,
SupprimerMerci pour ce long commentaire qui fait vivre le blog comme je l'espérais : en confrontant des points de vue et en lançant des débats. A propos de points de vue, je comprends le tien, bien entendu, et le but de ma démarche n'est pas de pointer du doigt mes lecteurs en leur disant : "Toi, Raoul Duschmol, pourquoi n'as tu pas encore bazardé ta bagnole, et que fais-tu pour l'environnement ?" Simplement, je me lance dans un exercice grandeur nature - que j'estime et j'espère utile - de changement quasi complet de paradigme, en espérant que cette pédagogie par l'exemple (re)donne de bonnes idées à tout le monde. Mais chacun.e fait ensuite en fonction de ses paramètres propres.
Pour en venir à une réponse structurée et argumentée (puisqu'il y a débat), n'oublie pas que la question qui t'a fait (re)bondir était suivie d'une précision : "Une fois qu’on prend du recul, on se demande qui a vraiment besoin d’une voiture personnelle. Celle qui est à vous, pas au ménage ou à la famille, ou mutualisée dans un groupe d’amis." Je continue à penser que même à la campagne, il y aurait moyen d'avoir moins de véhicules, dans une rationalisation de l'utilisation qui aurait bien entendu ses contraintes, mais qui serait salvatrice non seulement "pour la planète", pour nous faire sortir de nos habitudes individualistes trop bien ancrées. Bien sûr, ça demande des compromis, des temps d'attente pour disposer du véhicule, ou faire un trajet en commun. Et là aussi, il faut donc se rééduquer à sortir d'un système, celui du rythme de vie en flux tendu, du temps court. Et c'est tant mieux, parce que ce rythme de vie nous fait beaucoup de mal.
Mais tout cela reste difficile à mettre en place, oui, parce que nous sommes coincés sur des rails, victimes (plus ou moins consentantes) de verrouillages technologiques et de choix politiques souvent pris il y a des décennies déjà. Sortir des rails (sans dérailler au sens figuré) ne sera pas facile, mais il faut y arriver.
Bref, en pratique, non, bien sûr, tu ne peux pas renoncer entièrement à la voiture fais, comme je le fais moi, mais ça ne veut pas dire qu'il faille ne rien faire du tout. Par exemple : je ne ne sais pas si ta moitié a une voiture aussi, mais en faut-il bien deux dans le ménage ? Je ne sais pas quels sont tes rapports avec tes voisins, mais ne peux-tu pas signaler à un maximum de monde dans le village que tu as une remorque à prêter si la demande est faite avec un délai raisonnable et selon le principe du "qui casse paye" ? Je sais que tu fais parfois du co-voiturage avec une collègue, mais vous êtes au moins quatre à habiter la région montoise... ne serait-il pas une bonne idée d'essayer de systématiser ? Et autres pistes qui te sont propres mais que je ne soupçonne même pas, à voir au cas par cas pour chacun de nous.
Dernière chose, sur la dichotomie ville-campagne. OK, mon affirmation est géographiquement limitée, mais pas "très" limitée : nous sommes de plus en plus nombreux en Belgique, en Europe, et dans le monde, à vivre en ville. Environ 55% à l'heure actuelle et bien plus dans des décennies... selon des projections auxquelles je ne crois pas, parce "ça" ne tiendra pas jusque-là. Si ma "vérité" (je me suis bien gardé d'user de ce mot) ne vaut déjà que pour une bonne partie de ces 55%, ce n'est pas si mal. Par ailleurs, oui, il est difficile de poser plus de gestes concrets pour la planète (et pour soi-même !) en ville, et j'y pense de plus en plus souvent. Moi aussi, je voudrais cultiver mon jardin, mais pas au prix d'une navette ville-campagne quasi quotidienne. J'envisagerais plutôt un plus petit pied-à-terre bruxellois, une ferme autonome campagnarde, et un mi-temps urbain, l'autre rural.
On reparle de tout ça prochainement ?
Nico
Je pense comme Vincent, il y a la transition des villes et celles des champs, qui se rejoignent parfois mais pas toujours. Ayant la première épicerie à 10 km, je peux difficilement me passer de voiture. Après, le compost quand on vit à la campagne c'est une évidence et essayer de limiter les emballages, on peut le faire de partout.
RépondreSupprimerLa plupart des produits que j'utilise sont issus de circuits courts, je suis entourée de producteurs de toutes choses, même les croquettes de mes animaux sont fabriquées à moins de 30 km. Vous allez me dire que je pourrais fabriquer moi même la gamelle de mon chien et de mes chats mais je n'en suis pas encore là. Ma seule consolation c'est que les rongeurs vont finir par sortir d'hibernation ce qui va nettement baisser la consommation de croquettes !
Plus sérieusement, ce qui est intéressant dans ton questionnement Nicolas, ce sont les questions en cascades qui en découlent. Par exemple pour changer la voiture justement, les médias nous martèlent les solutions "écologiques", hybrides, électriques, éthanol... Pour l'instant nous sommes très dubitatifs, les voitures à l'éthanol consomment environ 20% de plus que les voitures ordinaires, quand à l'électrique, il semble que personne ne peut dire encore comment on va recycler toutes ces batteries... Du coup il nous semble que la solution la moins mauvaise dans nos montagnes pourrait rester le bon vieux diesel avec la technologie "bue HDI" qui complète le filtre à particules. Comme nous gardons les voitures jusqu'à ce qu'elles expirent, la réflexion reste en cours notre renault n'a que 300 000km mais bon, il faudra y penser...
Bonjour Mana,
RépondreSupprimerMerci pour ton commentaire. Puisque tu penses comme Vincent, je te renvoie à la réponse que je viens de lui formuler. Pour le reste, oui, bien sûr, la première épicerie à 10 km, ce n'est pas comparable avec ma réalité de Bruxellois. Mais tant que les courses sont "durables" dans les deux sens du terme, c'est à dire qu'il ne faut pas forcément y retourner tous les jours, pourquoi pas.
Sur la deuxième partie de ton commentaire, entièrement d'accord, évidemment : la voiture la plus propre est celle qui n'a jamais été construite. L'éthanol, l'hybride, l'électrique, c'est avant tout du marketing et du greenwashing. Donc garder un bon vieux diesel jusqu'à ce que mort s'ensuive (pourvu qu'il soit bien entretenu), c'est la meilleure solution, et c'est aussi une démarche de consom'acteur : ça freine la production de voitures neuves, ça évite de trop faire tourner la cage à hamster du productivisme capitaliste.